Contrairement à ce que mon article de conseils sur les entretiens d’embauche pouvait laisser entendre, je n’en ai pas eu tant que ça les premiers mois après m’être retrouvé au chômage. L’entretien qui m’avait laissé beaucoup de regrets a en effet été le premier, et le seul pendant de nombreux mois.

C’était pas faute de chercher, pourtant. Soyez certains que j’appliquais quotidiennement les précieux conseils en matière de recherche d’emploi que je vous ai donnés dans un article précédent. Mais « la crise » continuait ses méfaits à l’époque, et cette très longue période a été plus propice aux licenciements qu’aux embauches, en particulier dans mon secteur.

J’ai eu un deuxième entretien quelques semaines après le premier mais, pour l’instant, je le laisse sous silence. J’y reviendrai plus tard, ainsi que sur les raisons de cette odieuse censure.

Next.

 

Alors que la déprime commençait sérieusement à me gagner, je suis tombé sur une annonce à peu près intéressante.

« À peu près », parce qu’il était assez difficile d’en cerner les missions. Déjà, le titre était bizarre : « webmaster / chargé de communication ».

Euh… oué ? Vous voulez un webmaster ou un chargé de communication ? -_-'

En fait, l’explication est simple : sur le site du Pôle Emploi où j’ai trouvé cette offre (bah tiens, comme par hasard…), les titres sont définis à l’avance. Une entreprise ne peut donc pas indiquer l’intitulé du poste tel qu’elle le conçoit mais doit le choisir dans une liste déjà existante.

Et il se trouve qu’il y a dans cette liste le métier « webmaster / chargé de communication ». Peut-être cela sous-entend-il que le créateur du site s’occupe également d’en faire la promotion, ainsi que de tout ce qui concerne la charte graphique.

Dans les très petites entreprises, à la rigueur… Mais en général, le webmaster est purement un informaticien développeur tandis que le chargé de communication, bah… il est spécialisé en communication ^_^.

D’ailleurs, la plupart des offres publiées sous ce titre sur le site du Pôle Emploi correspondent à des postes de chargé de communication, et non de webmaster.

Alors, me direz-vous, je pouvais toujours me rabattre sur le texte de l’offre pour avoir plus de détails. Sauf que ce dernier était également très confus… La faute, là encore, au Pôle Emploi puisque les annonces sont limitées en caractères et ne permettent donc pas à l’employeur de donner beaucoup de détails sur le poste.

 

C’est quand même incroyable que ceux qui sont censés être les mieux placés pour faire le lien entre les recruteurs et les demandeurs d'emploi soient incapables de fournir des outils pertinents pour aider les entreprises à publier leurs offres. Du coup, ce n’est pas étonnant qu’ils se fassent systématiquement pourrir par tout le monde, à force de donner le bâton pour se faire battre…

Je tiens à préciser que les salariés du Pôle Emploi eux-mêmes sont souvent blasés de constater le manque de qualité des services qu’ils proposent, et ils ne se privent pas de le clamer. Mais pas trop fort quand même.

Cela dit, dans le cas présent, l’entreprise a également sa responsabilité car, tout en étant limitée en caractères, elle aurait quand même pu s’arranger pour être un minimum claire. C’est tout juste si j’arrive à comprendre, en lisant l’offre, que la personne qui sera recrutée sera chargée de la création d’outils de communication. Il y a également une petite partie commerciale à base de prospection de nouveaux clients, mais aucune mention de près ni de loin à des tâches de webmaster.

 

Bref, qui ne tente rien n’a rien donc je postule à cette offre et, ô surprise, je suis convoqué pour un entretien.

Sur place, j’obtiens la confirmation que ce n’est pas du tout un poste de webmaster mais que l’entreprise a choisi le titre qui lui semblait le plus proche des missions du poste, notamment avec l’aspect « chargé de communication ».

Mon interlocutrice s’excuse d’avoir, par la faute du Pôle Emploi, publié une offre aussi peu claire.

Jusque-là, tout va bien. Sauf qu’en entrant dans les détails des fonctions de ce poste, je me rends compte que je suis loin de faire l’affaire. En effet, la dimension commerciale est très présente et cette caractéristique ne fait pas du tout partie de mon profil. Mon interlocutrice me précise qu'elle en était parfaitement consciente à la lecture de mon CV, mais qu'elle souhaitait tout de même me recevoir.

Finalement, je ne comprends pas vraiment s’ils cherchent un commercial ou un chargé de communication… et en fait, eux non plus. En effet, c’était une création de poste donc eux-mêmes ne savaient pas trop quel profil de candidat ils souhaitaient recruter. De plus, étant le premier candidat reçu pendant le processus de recrutement, l’entreprise n’avait aucun élément de comparaison.

Je suis reparti dans le flou. D’un côté j’étais inquiet de constater qu’il manquait la dimension commerciale à mon profil. De l’autre, je me suis rassuré en me disant qu’ils auraient peut-être du mal à trouver un candidat ayant à la fois des compétences en communication et en prospection commerciale, et qu’ainsi je conservais toutes mes chances.

 

Bon, finalement j’ai pas été pris. Je m’en doutais un peu mais j’ai été déçu quand même car c’était ma seule piste à l’époque. Je n’ai même pas eu de second entretien, preuve que mon profil ne collait vraiment pas au poste.

Sur le coup, je me suis dis que ma situation à cette période-là n’était vraiment pas reluisante : il y avait très peu d’offres disponibles correspondant à mon profil (et les rares offres étaient très exigeantes en termes de compétences et d'expériences), du coup je n’obtenais quasiment aucun entretien ; et quand j’en avais un, comme dans le cas présent, il s’agissait en fait d’un poste à des années-lumière de ce que je recherchais, et donc auquel mon profil ne correspondait quasiment pas.

Groumpf.

Allez, on y croit…

« Up, up, up ! Can only go up from here… »

(Histoire que vous compreniez le générique.)

 

Générique : Shania Twain – Up