En général, je ne cite pas les noms des entreprises qui croisent, de près ou de loin, ma route de demandeur d’emploi. Si le blog me sert effectivement de défouloir, je ne dois pas non plus en profiter pour attaquer nommément les recruteurs, surtout vu les saloperies que j’y écris. Je mets un point d’honneur à respecter l’anonymat de tout un chacun.

Bon ça, c’est l’excuse officielle. En vérité, il s’agit surtout de ne pas me faire griller par ces mêmes boîtes ou par d’éventuels futurs recruteurs et, de manière plus globale, de respecter MON anonymat en limitant au maximum les possibilités d’identification.

Je ne vais pas déroger à cette règle aujourd’hui mais je vais être obligé de dévoiler un peu plus de renseignements que d’habitude sur l’association dont je m’apprête à vous parler, sinon vous ne comprendrez pas le pourquoi du comment de cet épisode, du titre au générique en passant par le contenu.

Son activité consiste à favoriser l’insertion professionnelle des personnes qui, pour diverses raisons (jeunes diplômés, seniors, handicapés…), éprouvent des difficultés à trouver ou retrouver un emploi. Pour cela, elle les met en relation avec un « parrain » (nous y voilà) qui sera chargé de les suivre individuellement pendant une certaine durée et de leur apporter de l’assistance dans divers domaines : aide à la rédaction de CV et lettres de motivation, préparation aux entretiens d’embauche, découverte du monde de l’entreprise… Plus généralement, elle se donne pour mission de leur apporter un soutien moral.

En gros, c’est une sorte de Pôle Emploi mais en plus personnalisé et en plus chaleureux. Loin de moi l’idée d’accuser les conseillers Pôle Emploi d’être des glaçons, d’autant plus que, comme je vous l’avais expliqué par le passé, j’avais moi-même de très bons rapports avec ma conseillère ; mais ces derniers étant surchargés de dossiers, conférant à leur job un aspect « travail à la chaîne », il est difficile de leur demander de se consacrer à 100% à un seul demandeur d’emploi, alors que c’est bien là l’objectif de l’organisme dont je parle aujourd’hui.

 

Étant relativement bien rodé aux techniques de recherches d’emploi (l’habitude…), je n’ai pas sollicité leurs services. C’est aussi et surtout parce que je n’en connaissais pas l’existence avant qu’ils ne publient une offre d’emploi sur laquelle je suis tombé.

C’est donc bien en tant que demandeur d’emploi à la recherche d’un travail, et non à la recherche d’une aide quelconque, que je suis entré en contact avec cette association en postulant à son offre d’emploi de chargé de communication.

Comme dirait l’autre, « je vais lui faire une offre qu’il ne pourra pas refuser. »

Sans être le job de mes rêves, c’était effectivement une offre difficile à refuser dans la mesure où elle était très intéressante au niveau des missions.

Soit dit en passant, pour rebondir sur l’actualité, le job de mes rêves n’est pas non plus d’aller m’enfermer un an dans une baraque en Australie, fusse-t-elle sur une île paradisiaque, avec obligation formelle d’y rester. Je ne fais pas la sourde oreille la fine bouche, mais disons que Shining m’a rendu légèrement paranoïaque.

L’annonce ne contenait rien de sorcier en terme d’exigence, que ce soit au niveau de la formation ou de l’expérience demandée. Mon profil correspondait, c’est donc raisonnablement confiant que j’ai envoyé ma candidature ; mais j’ai pourtant été recalé dès le début du processus de recrutement, sans même avoir obtenu d’entretien. Ma candidature n’a pas été retenue car « malgré l’intérêt qu’elle présente », le recruteur n’a pas pu « y donner une suite favorable ».

Bon, c’est pas parce que je suis chômeur de longue durée et que j’estime, de manière totalement subjective, que mon profil correspond à une offre d’emploi, que je dois forcément être sélectionné. Je suis certes légèrement surpris de ne pas avoir au moins obtenu un entretien, mais cela aussi je l’accepte.

Simplement, juste sur le principe, être rejeté d’un processus de recrutement par une association dont l’activité consiste à aider les chômeurs en difficulté, je trouve que cette petite mésaventure a largement sa place sur ce blog. C’est assez significatif de la poisse qui me colle aux basques depuis que je suis au chômage.

Vous vous rappelez probablement cette scène mythique de l’album de Tintin, « L’affaire Tournesol » :

70-haddock-sparadrap

 

 

 

 

 

 

 

Ça résume plutôt bien ma situation ; si le sparadrap représente la malchance, ma recherche d’emploi est une collection entière d’albums de Tintin où toutes les pages seraient remplies de ce gag répété à l’infini.

 

Dans la même thématique, je glisse ici une petite bonus track parce que je suis gentil et aussi un peu parce que l’épisode en cours n’est franchement pas bien long et que l’anecdote à suivre ne l’est pas assez non plus pour que j’y consacre un article entier, du coup je mixe les deux histoires en un seul papier et en un sens ça m’arrange un peu parce que ça m’évite d’avoir à trouver deux titres d’épisodes et deux génériques, ça a pas l’air comme ça mais des fois je galère à trouver le générique de fin, même que des fois c’est le seul truc qui me manque et qui retarde la publication d’un article, m’enfin vous êtes pas dupes non plus, si je tarde autant à publier chaque article c’est peut-être un peu à cause du générique mais c’est aussi et surtout parce que je suis une grosse feignasse, cela étant dit ça m’arrangerait de séparer les deux histoires afin d’avoir deux articles à écrire, ça me permettrait d’étaler les publications et d’avoir plus de temps pour travailler sur l’épisode suivant, mais plus j’y pense et plus je me dis que non, décidément, ça vaut pas le coup parce que j’ai pas assez de matière pour faire deux articles séparés, il vaut mieux que je fasse un deux en un, donc comme promis une dizaine de lignes plus haut, voici la deuxième anecdote à peu près similaire à la première.

Quelques semaines après cette mésaventure, je me suis retrouvé en compagnie d’autres demandeurs d’emploi, dans des circonstances que je vous expliquerai dans un prochain article.

Leur ayant parlé de ma longue expérience de chômeur, de mon blog et des quelques conseils qu’il m’arrive d’y donner, certains d’entre eux m’ont informé que le Pôle Emploi venait de lancer une nouvelle salve de recrutement de conseillers à l’emploi.

Super, j’étais même pas au courant. Je me demande comment l’info a pu réussir à m’échapper… C’est pourtant pas faute de passer du temps sur leur site Internet et de me tenir au courant de l’actualité.

Bref, je me renseigne et je constate que le Pôle Emploi crée effectivement quelques postes dans mon département. Seule exigence pour postuler : avoir déjà une expérience professionnelle.

Bingo ! J’envoie ma candidature en précisant bien que ma longue carrière de chômeur m’a permis d’acquérir une grande connaissance du marché actuel du travail ainsi qu’une certaine maîtrise des techniques de recherche d’emploi. Je mentionne également le fait d’être suivi à cette époque par un cabinet de consultants (n’insistez pas, je vous ai dit que j’en parlerai plus tard), que cela m’a donné un aperçu du métier de conseiller à l’emploi et m’a donné envie de l’exercer. Rien que ça.

En attendant une éventuelle réponse, je fonce dans la jungle du web glaner quelques témoignages de gens ayant participé à un recrutement au Pôle Emploi. J’apprends ainsi que l’étape suivante, pour les heureux veinards qui sont sélectionnés, est d’être convoqué pour effectuer des tests, avant de passer aux différents entretiens de motivation.

Cela me permet d’ailleurs de constater que ces recrutements attirent à chaque fois un sacré paquet de monde. Du coup, je me dis que le Pôle Emploi peut éventuellement être intéressé par mon profil et par la manière dont j’ai justifié, dans ma lettre de motivation, ma candidature et mon intérêt pour le poste. En tout cas, je pense avoir autant mes chances que la masse incalculable de gens qui postulent à l’arrache juste dans l’espoir d’obtenir le premier boulot qui leur passe sous le nez (je peux les comprendre, c’est un job d’avenir…).

Et bah figurez-vous que non. Là non plus, ça ne donne rien – mais vous vous en doutiez sûrement déjà. Je suis game over dès le début, je n’ai même pas été convoqué pour passer un entretien ni pour effectuer les fameux tests. Je n’ai d’ailleurs même pas obtenu de réponse après avoir postulé, j’ai simplement dû attendre que le délai indiqué pour le traitement des candidatures soit dépassé.

Même au Pôle Emploi, je ne suis pas le bienvenu.

Saleté de sparadrap.

 

Générique : Nino Rota – Love Theme from The Godfather