Il m’en est arrivé une bonne. Oui, encore. Et celle-là aussi vaut son pesant de cacahuètes.

Je vais envoyer ma tronche aux gars qui gèrent les dicos pour leur proposer de l’utiliser pour illustrer le mot « malchance ». Je vous laisse en juger par vous-même.

J’ai choisi de raconter cette histoire par étapes : 1), 2),…etc. Je sais pas pourquoi, ça m’est venu comme ça.

 

1) Je tombe sur une offre en webmarketing, community management, référencement, acquisition de trafic, tout ça, tout ça… Jusque-là, rien de bien original. Les candidatures se suivent mais ne se ressemblent qu’au début. J’envoie un CV et une lettre de motivation.

2) Quelques jours plus tard, je reçois un e-mail de la patronne de l’entreprise, apparemment enchantée. Elle m’écrit en effet que ma candidature est « sans doute l’une des plus intéressantes » qu’elle a reçues*. Chouette, j’ai un ticket ! Elle me précise également qu’elle est en vacances et qu’elle m’appellera à son retour, d’ici une semaine, pour fixer un entretien. En attendant, elle me demande de répondre à quelques questions sur mes disponibilités, mes prétentions salariales et d’autres détails. Je lui réponds un pavé comme je sais si bien les écrire et attends sagement son retour.

3) La semaine s’écoule mais je ne reçois pas de nouvelles. Une deuxième semaine passe puis une troisième, et toujours rien. Après avoir scruté les infos (et mes spams, sait-on jamais), j’ai la confirmation qu’aucune tragédie ne s’est produite ; pas d’accident ni de détournement d’avion, pas de saleté de volcan islandais en folie, pas de nouveau film de Luc Besson. Je dois donc me rendre à l’évidence : la recruteuse est belle et bien vivante et elle est en train de me faire un sale coup. Telle une grosse chaudasse qui serait venue m’allumer en se frottant à moi de longues minutes avant de me laisser en plan avec la trompe au garde-à-vous, elle s’est permise de me dire que ma candidature l’intéressait énormément et de me faire miroiter un entretien, avant de purement et simplement m’ignorer [mode Calimero ON] comme tant d’autres avant elle. [mode Calimero OFF]

4) Après trois semaines de silence complet, je relance la recruteuse afin de lui demander si elle souhaite toujours me rencontrer. Elle m’envoie une réponse laconique pour me dire que le recrutement est suspendu car « le site va sans doute être vendu. » Ah. Ok. Game over… À moins que les nouveaux recruteurs ne décident à leur tour de recruter, ou bien que la patronne ne vende pas le site et revienne vers moi. En attendant, je dois patienter. Encore.

5) Un mois plus tard, à ma grande surprise, je constate que l’entreprise a republié une offre similaire. Un petit tour sur leur site Internet me permet de vérifier que c’est toujours la même personne qui est à la tête de la société. Le game over n’étant donc pas définitif, je peux remettre une pièce dans la machine pour refaire une partie. Plus précisément, je renvoie un e-mail à la responsable de l’entreprise pour lui rappeler les étapes 1, 2, 3 et 4, ainsi que le fait que je suis toujours disponible et intéressé par le poste. Je joins à nouveau mon CV pour me rappeler à son bon souvenir mais je ne refais pas de lettre de motivation, n’y voyant pas de grande utilité au vu des circonstances. Malgré cette nouvelle relance, je n’obtiens aucune réponse et demeure sans nouvelles de l’entreprise, de sa chef et des recrutements en cours.

6) Cette nouvelle offre ayant été publiée sur le site du Pôle Emploi, je demande à ma conseillère où en est le recrutement puisqu’elle a accès au suivi mis à jour par l’entreprise. Elle constate ainsi que le poste a été pourvu. Cette fois c’est bel et bien fini, sans que j’aie eu la moindre nouvelle de la recruteuse.

 

Du coup, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander pourquoi l’entreprise avait lancé un recrutement alors qu’elle s’apprêtait à vendre le site… Ou alors la vente n’était initialement pas prévue et la responsable a reçu une offre en plein pendant le recrutement, provoquant ainsi son annulation. Mais là, ça serait un trèèès gros coup de malchance… Même à mon échelle ! Et d’ailleurs, ce recrutement a eu lieu en plein mois d’août ; j’ai donc du mal à croire qu’une offre de rachat ait été faite pile à cette période.

Comme je le disais un peu plus haut, le site Internet indique que c’est toujours la même personne qui est à la tête de l’entreprise. On peut donc aisément en conclure que le site n’a pas été vendu. Dans ce cas-là, pourquoi la responsable ne m’a-t-elle pas rappelé quand elle a republié son offre d’emploi ? Surtout après que je l’ai relancée… Je n’arrive pas à m’expliquer comment j’ai pu passer de « candidature très intéressante » à « indésirable ».  Et même si je suis également très déçu de ne pas avoir eu de réponse, et donc de ne pas avoir été prévenu que l’entreprise avait recruté quelqu’un d’autre, je ne suis malheureusement pas très étonné que cela se termine de cette manière. Ce doit être cela que l’on appelle l’expérience…

Pour l’anecdote, je me dois de préciser, à propos de l’e-mail m’informant que le recrutement était suspendu, que je l’ai reçu le même jour qu’un autre e-mail : celui de la patronne de l’entreprise qui fabrique du matériel pour jeux de cartes, qui m’annonçait elle aussi que son recrutement auquel j’avais participé était mis en attente. Oui oui, deux e-mails de deux entreprises différentes qui m’annoncent la même chose, à savoir l’interruption de leurs recrutements respectifs, et que je reçois le même jour

Hey, Dieu ! Ouais toi, c****** ! Change de cible… Même moi, ça ne me fait plus rire.

 

Générique : Kim Wilde – You Keep Me Hangin' On

 

* Je suis pas hyper sûr de moi pour la terminaison...