On va pas se mentir : après un an et demi à me lever à 6h30 pour rentrer à plus de 20 heures (je bossais loiiiiiin de chez moi), du lundi au vendredi, j’ai un peu savouré les premiers temps de mes vacances forcées. Le souci, c’est que les jours, les semaines et les mois de chômage se sont bien vite enchaînés (-és et non –ées, fuck les féministes) pour moi. J’étais pourtant persuadé que mon CV, gonflé par ma première expérience, me permettrait de retrouver un boulot à court ou moyen terme.

Au début, je ne m’inquiétais pas trop de ne rien voir venir ; mais au bout d’un an et demi, force est de constater que je suis en échec total.

Je ne vais pas vous refaire le pourquoi du comment de cette situation (pas d’offres, pas d’entretien, tout ça tout ça). Je l’ai déjà expliqué dans un précédent article donc vous savez déjà à quoi je fais référence. Si vous ne vous en rappelez pas ou si vous ne l’avez pas lu, je ne sais pas laquelle des deux hypothèses est la plus grave mais dans les deux cas je vous pardonne, à condition de refaire un petit tour sur l’article en question.

Bref, passons.

Fatalement, la question de savoir si je devais faire autre chose s’est posée à moi. Enfin c’est surtout mon entourage qui me l’a posée. Jean-Pierre Foucault dit souvent que les gens lui demandent systématiquement « c’est votre dernier mot ? » en étant persuadés être à chaque fois la première personne à lui faire le coup.

Voilà, je suis un peu le Jean-Pierre Foucault du chômage (ce qui pourrait se vérifier en comparant nos comptes en banque respectifs) ; il se trouve toujours quelqu’un pour me demander « tu veux pas faire autre chose en attendant ? », sans imaginer une seule seconde être la 8643ème personne à me poser la question, ou que je puisse y avoir déjà réfléchi tout seul comme un grand.

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas pourri la tronche, hein ? Moi aussi, ça m’a manqué. :)

Donc oui, j’y ai effectivement déjà pensé. Sauf que j’ai du contracter un prêt à 5 chiffres pour financer mes études, emprunt que je n’ai toujours pas fini de rembourser. Je vous laisse imaginer le résultat de l’opération « RSA – Mensualité de remboursement »… Alors changer de voie signifierait que j’ai fait tout ça pour rien, et je ne m’y étais pas encore résolu à l’époque.

Et puis ce n’est pas aussi simple que ça… Faire un autre boulot, ok ; mais lequel ?

Déjà, j’ai vite éliminé l’hypothèse de prendre un petit job d’appoint. Je n’en avais pas envie, c’est un choix. Je changerai peut-être d’avis dans le futur mais pas pour l’instant. J’ai estimé à l’époque qu’il était préférable pour moi de me consacrer pleinement à mes recherches d’emploi. Et puis c’est l’avantage du mode Tanguy, je peux me permettre de vivre de mes ressources de chômeur et des quelques pépettes mises de côté lors de mon précédent job.

Du coup, je me suis demandé si je devais entamer une nouvelle carrière. Pourquoi pas, mais là encore s’est posée la question de la voie à choisir : je ne savais pas quoi faire d’autre, il n’y avait rien qui me tentait en particulier, et enfin je ne savais pas vers quel(s) métier(s) je pouvais me tourner avec mon profil.

Je précise toutefois que cette réflexion remonte à assez longtemps. Je raconte ça comme si c’était au présent mais ce n’est pas le cas. À l’heure où vous lisez ces lignes, j’ai plus ou moins changé d’avis ; mais n’anticipons pas trop et refermons cette faille temporelle.

 

Ayant entendu parler du bilan de compétences, j’ai envisagé cette hypothèse, pensant que c’était une sorte de test regroupant plein de questions ayant pour but de cerner mon profil, mes compétences et, surtout, ce que je pourrais en faire professionnellement parlant ; comme dans l’épisode de Friends où Chandler effectue une batterie de tests lui apprenant que le métier qui lui correspond le mieux est en fait son métier actuel, alors qu’il souhaitait changer de voie.

Pour moi, c’était ÇA un bilan de compétences ; la solution miracle qui m’aiderait à trouver quoi faire d’autre en dehors du webmarketing, à trouver la voie pour laquelle je serais fait alors que je n’y avais pas pensé auparavant.

Bah en fait, pas du tout. Mais j’ai pas eu besoin de le tester pour le savoir puisque j’ai bénéficié de l’expérience d’un membre de ma famille* qui a essayé le bilan de compétences et qui m’a certifié que c’était 1°) absolument pas ce à quoi je m’attendais, et 2°) complètement inutile.

En fait, vous passez des entretiens et on vous donne des devoirs à faire (scandaleux !) où l’on vous demande d’exprimer vos motivations, vos souhaits, ce que vous aimez faire,…etc., bref tout un bazar, sauf qu’à la fin on ne vous donne pas un résultat du style « Vous correspondez à tel ou tel métier ». Ben non, ça serait trop simple.

Si vous trouvez que c’est chiant quand j’explique, dites-vous que c’est encore pire sur le site du Ministère du Travail.

 

Du coup, retour à la case départ. Je me disais donc qu’il allait bien falloir que je fasse autre chose de mes dix doigts, que je me trouve un travail qui serait soit un gagne-pain pourrave temporaire, soit une reconversion.

Et puis en fait non. Non parce que pile à ce moment-là, les offres intéressantes ont commencé à tomber et, avec elles, les entretiens d’embauche. Et bien évidemment, d’autres pitoyables mésaventures qui arriveront très bientôt sur vos écrans.**

Je sais, avec un mois d’attente entre chaque article ce n’est pas très utile d’enclencher le mode suspense pour créer de l’attente chez mes chers lecteurs ; mais je trouvais ça classe de finir l’article par un petit cliff’.

 

Générique : Depeche Mode - Wrong

 

* « Le chômage est-il génétique ? » fera peut-être l’objet d’un billet. Si vous êtes sages.

** Enfin, vos écrans de PC uniquement, pour le moment. La future série télé n’en est qu’à la phase de pré-production et de recherche de financements.